Katakana

Les katakanas (片仮名, カタカナ?, litt. « kanas fragmentaires »)[1] constituent un des deux syllabaires utilisés en japonais. Comme les hiraganas les katakanas sont des signes correspondant à des mores (i, ro, ha, ni, ho, he, to, ka, ki, ku, ke, ko, etc.). Ils sont utilisés dans le système d'écriture japonais pour transcrire les mots d'origine étrangère autres que le chinois, les noms propres étrangers (patronymes, toponymes), les noms savants normalisés ou standardisés (日本の学名 ou 和名), des espèces biologiques (animaux, végétaux, champignons et algues) et les onomatopées japonaises. Ils peuvent également servir à mettre en valeur dans un texte des mots qui s'écrivent normalement en kanjis ou en hiraganas, ou à écrire un prénom japonais si l'on ne connaît pas le ou les kanji(s) qui le composent (avant l'ère Taishō, de nombreux prénoms étaient écrits en katakanas, sans doute pour permettre une interprétation plus souple).

Utilisation en japonais

On écrit en katakana :

ビール (bīru?) : « bière » (de l'Anglais beer et du néerlandais bier), フランス (Furansu?) : « France », 仏国 restant littéraire, historique ou religieux (巴里山 仏国禅寺, temple zen de Paris-France), ズボン (zubon?) : « pantalon », serait issu de l'expression onomatopéique ズボンと入る pour souligner la rapidité pour enfiler les pantalons occidentaux comparés aux hakama japonais (un emprunt au français « jupon », ou au portugais, non attestés, ont été réfutés par les linguistes[2]) ; les onomatopées ou petits mots expressifs, très fréquents en japonais (voir aussi à l'article Manga) : フワフワ (fuwafuwa?) : sensation agréable de ce qui est doux au toucher (pelucheux) ou fondant dans la bouche ; tendre et moelleux, ペコペコ (pekopeko?) : borborygme, bruit de gargouillis, notamment le « grognement ou miaulement » d'un estomac vide, affamé, コケコッコ (kokekokko?) : chant du coq, « cocorico » ; tous les noms standards, savants ou normalisés d'espèces biologiques : animaux, bactéries, virus, végétaux, champignons, algues, la plupart des nouvelles molécules chimiques. Pour l'usage historique, littéraire ou commercial, on utilise plutôt les kanjis ou les hiraganas, イルカ (iruka?) : « dauphin » ou マイルカ (dauphin ordinaire), 椎茸, shii-také (en tant que produit de consommation) ou シイタケ, shiitake=Lentinula edodes pour désigner l'espèce (taxon) en mycologie, サル (saru?) : « singe » ; メガネザル (megane-zaru?, litt. « singe à lunettes » tarsier).  Certains mots peuvent être écrits en katakanas pour produire un effet particulier, comme en adoucir le sens. Par exemple, ダメ (dame?), qui signifie « cela ne convient pas » ou « ce n'est pas possible », terme potentiellement offensif, peut être écrit en katakanas pour paraître moins brutal :

les mots mis en évidence, à la manière de l'italique pour l'alphabet latin ou la nomenclature biologique (binômes latins en italique) ; les noms d'origine étrangère, par exemple, ヴィクトル・ユーゴー, Victor Hugo.

*

*

*

*

*

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Katakana